Sœurs de la Visitation, Monastère établi à Dol le 21 octobre 1927, transféré à Caen le 1er juillet 1631.
Cet ordre, qui reconnaît saint François de Sales pour son fondateur, doit son premier établissement en Bretagne à M. Revol, évêque de Dol, qui demanda et obtint, en 1627, des religieuses du premier monastère de Paris qu'il plaça dans sa ville épiscopale, où il les combla de ses bienfaits ; mais ce digne prélat étant mort en 1629, la pauvreté et le mauvais air du pays déterminèrent ces religieuses à quitter Dol pour se fixer à Caen, où cette communauté subsiste encore et est très florissante. La seconde personne qui s'occupa d'établir l'ordre de la Visitation dans la province, fut dame Renée Quendo, veuve de M. Olivier Du Châtelier, seigneur de La Hautoye, président à mortier au Parlement. Cette dame, pleine d'estime pour les filles de l'illustre évêque de Genève, sollicita auprès de M. Cornulier, évêque de Rennes, la permission de les appeler dans cette ville, et demanda en même temps les lettres patentes du roi pour leur établissement ; les ayant obtenues, et secondée par M. Quesnel, curé de Romagné, prêtre très estimable, elle alla chercher des religieuses au monastère d'Orléans, et les fit venir à Rennes en 1628. Cette fondation fut bientôt suivie de celle de la maison de Nantes qui se fit en 1630 par le zèle d'une personne pieuse de cette ville, nommée Louise Hardouin. On s'adressa à cet effet à sainte Jeanne-Françoise de Chantal, qui gouvernait alors l'ordre, et qui donna sept religieuses du monastère de Moulins. La même maison de Moulins envoya à Nantes en 1631 sept autres religieuses pour fonder au Croisic un nouveau couvent de la Visitation. Après quelques années de séjour dans cette petite ville, elles transférèrent leur établissement à Vannes, où elles furent reçues avec empressement, et où leur maison a subsisté jusqu'à la révolution. Cette maison a été alors détruite, et maintenant l'hôpital civil est établi dans ses bâtiments. La maison de Rennes ne pouvant plus contenir tous les sujets qui s'y présentaient, les supérieurs prirent la résolution de fonder dans un autre lieu de la ville, nommé le Colombier, un second monastère qui fut établi en 1641. Ces deux anciens monastères de Rennes n'en forment plus qu'un, et celui de Nantes est aujourd'hui placé dans l'ancienne Chartreuse de cette ville. Abbé Tresvaux.
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